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1 . Remarques générales
c'est un moyen par rapport au projet éducatif. Son objet consiste à convertir les finalités du projet éducatif en terme d'actions.
La personne chargée de la direction du séjour (le directeur) concrétise et
développe le projet éducatif de l'organisateur à travers ce document.
Le projet pédagogique stimule la créativité et l'imagination des équipes; il est
spécifique à chaque accueil, résulte d'une préparation collective et traduit
l'engagement d'une équipe pédagogique dans un temps et un cadre donnés.
A qui et à quoi sert-il ?
Le projet pédagogique constitue un contrat de confiance entre l'équipe pédagogique,
les intervenants, les parents et les mineurs portant sur les conditions de
fonctionnement, et sert de référence tout au long de l'action.
Il permet de donner du sens aux activités proposées et aux actes de la vie
quotidienne, et aide à construire les démarches pédagogiques.
Les préoccupations de l'organisateur y sont repérées.
Le projet s'inscrit dans un environnement réglementaire, social et géographique :
selon un public donné, (le projet est adapté à l'âge, aux spécificités et aux
attentes…),
en fonction des ressources humaines, financières, matérielles,
au sein d'installations spécifiques (locaux pédagogiques, nombre de lits dans les
chambres, espaces extérieurs…),
à des dates données et des horaires prévisibles (centres de loisirs),
selon les modalités de fonctionnement de l'équipe (temps de concertation, échanges sur les pratiques, moyens de régulation en cas de problème…).
Les informations relatives à l'environnement sont recueillies par le directeur avec
l'aide de l'organisateur, de l'équipe pédagogique, des familles, des associations, voire
des institutions locales (écoles, collèges, municipalités, etc…).
Qui l’élabore ?
Le directeur du centre, en concertation avec l'équipe d'encadrement, élabore le
projet pédagogique.
(Les mineurs accueillis peuvent être associés, selon des modalités adaptées à leur âge, à l'élaboration de ce projet). Ce travail collectif est un gage de succès et chacun
peut ainsi s'exprimer sur des questions "simples" (Comment motiver les enfants pour
une activité ? Comment réagir en cas de bagarre ? Comment se déroule la toilette des
enfants ? …) L'équipe peut ainsi dégager des intentions communes et s'engager à les
mettre en pratique de façon coordonnée.
2 - Le contenu
L'intérêt réside davantage dans la façon dont se construit la démarche pédagogique
que dans la description détaillée de toutes les situations et activités.
Exemples d'objectifs pédagogiques :
Favoriser des relations fondées sur le respect mutuel, la coopération et
l'entraide :
- négocier des règles de vie au quotidien,
- poser des repères sur les modes de proposition et de prise de décision
collectives (représentants d'enfants, conseils d'enfants…)
- accompagner les jeunes dans la préparation d'activités en autonomie,
Favoriser la participation des enfants dans les activités et la vie quotidienne :
- organiser des moments de débats et de régulation,
- informer sur la nature et le déroulement des activités,
- accompagner les enfants et les jeunes dans leurs projets,
- permettre le choix des activités en proposant des modes d'inscription adaptés,
Faire découvrir un environnement
Faciliter l'implication des familles :
- proposer un accueil thé ou café,
- associer certains parents aux activités pratiquées (sorties…),
- diffuser un journal du centre,
Respecter les rythmes de vie des enfants en vacances
Comprendre et respecter des règles d'hygiène et de santé
- proposer des activités liées au goût et des activités physiques variées,
- respecter les notions d'équilibre alimentaire, y compris pour les activités en autonomie.
Favoriser l'ouverture d'esprit et la curiosité :
- s'initier à de nouvelles pratiques culturelles ou sportives,
- découvrir différents modes de vie par la rencontre avec les habitants, la
rédaction d'un journal…
La mise en oeuvre d'objectifs suppose certaines conditions :
la création de coins lecture ou d'ateliers en libre accès requiert de s'interroger
sur le rôle de l'équipe (mode d'encadrement, d'accompagnement…) et
d'aménager les espaces,
la mise en place de mini-sorties en cours de séjour peut impliquer un mode de
gestion souple du budget, une répartition différente des tâches, une entente
avec le personnel en charge de la restauration…,
le respect par les enfants et les jeunes de règles d'hygiène telles que la toilette
journalière ou le lavage des mains avant chaque repas implique que les
animateurs aient eux-mêmes réfléchi à ces questions,
la négociation de règles de vie au quotidien avec les enfants suppose
notamment de trouver du temps dans la journée, d'aider les enfants et les
jeunes à exprimer leurs attentes, de respecter la parole donnée et, pour les
animateurs, d'être en mesure d'expliciter certaines décisions (interdiction de
fumer, horaires fixés à l'avance…).
3 - Les activités
Le projet pédagogique n'est pas un simple programme d'activités, mais précise
cependant quelles seront les activités proposées, compatibles avec les capacités des
mineurs.
On peut vérifier leur adaptation à l'environnement local :
moyens de transport accessibles aux jeunes tout au long de l'année dans le cas des
centres de loisirs (bus de ville, vélo…),
environnement naturel (bord de mer, animaux sauvages, fermes, chemins de
randonnées…),
"équipements" culturels de proximité (bibliothèque, conservatoire de musique, salle
de théâtre jeunes public, festival…).
Concernant les activités physiques et sportives, il s'agit de se référer aux textes
relatifs à la pratique de ces activités en CVL et de préciser par exemple :
le type et le niveau de pratique (détente, découverte, apprentissage…),
les conditions matérielles de pratique (base aménagée, piscine, piste de roller…),
l'insertion dans le projet pédagogique et le type d'organisation (prestataire, mixité
avec d'autres groupes…).
Quelques questions à se poser :
Quand et comment ont été décidées les activités ? S'agit-il d'une grille type remise
par l'organisateur ? La programmation des activités est-elle établie après des
réunions avec les animateurs, voire avec les mineurs ?
Comment les animateurs préparent-ils les activités ? Présentent-ils un projet
d'activités ? Des exemples de réalisations possibles ? Pourquoi ces activités ont-ellesété choisies ?
Comment les enfants sont-ils associés aux choix réalisés : boîte à idées,
inscriptions à la carte, moments de négociation sur les activités ?
Les supports d'activité sont-ils adaptés aux objectifs ?
Les activités plastiques permettent-elles par exemple le développement de la
créativité, les jeux collectifs, le respect des règles et de la coopération, les
sorties, la découverte de l'environnement et la prise de responsabilité ?
Les activités proposées sont-elles variées ?
Les activités sont-elles adaptées aux capacités et aux attentes des enfants ?
Sont-elles de courte durée pour les plus petits ? S'appuient-elles sur leurs capacités
créatrices, d'expérimentation, d'autonomie ? Les enfants et les jeunes ont-ils envie
de pratiquer cette activité ?
Le matériel utilisé convient-il à l'âge des enfants et aux conditions de pratique ?
(taille des outils dans une activité jardinage, peinture aérosol dans un lieu aéré…),
La dimension des groupes selon le type d'activité est-elle adaptée ?
Lorsqu'une activité s'inscrit dans la durée, une progression est-elle prévue ?
Quel est le rôle de l'animateur dans l'activité ? Est-ce lui ou un intervenant
extérieur qui l'encadre ? Dans ce dernier cas, l'activité a-t-elle été préparée avec
les prestataires (contrat, objectifs, qualification des intervenants…) ?
Les capacités des animateurs, par exemple en musique, en menuiserie, en
sciences ou en lettres, sont-elles utilisées ?
Quelles sont les possibilités de régulation en cas de problème? Comment les
activités de la vie quotidienne sont-elles intégrées dans le projet (repas, lever…) ?
Cette étude des activités peut aussi faire apparaître des besoins en termes de
formation ou de qualification, notamment des animateurs.
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